Assignat de 400 livres
1792 ・ papier ・ XVIIIe siècle ・ Le gouvernement révolutionnaire de France
Le circuit ne tourna pas. La guerre et les déficits se poursuivant, les assignats repris n'étaient pas brûlés mais réimprimés, et gonflèrent jusqu'à quelque quinze fois la valeur estimée des biens nationaux qui les gageaient. La masse en circulation atteignit environ 2,7 milliards de livres à l'automne 1792 et environ 45 milliards en janvier 1796. La hausse des émissions et la baisse de la valeur firent l'une l'inverse de l'autre. Plus on imprimait, plus chaque pièce s'allégeait. Ce billet de forte valeur est le symbole du papier imprimé bien au-delà du gage derrière lui.